Dans l'ombre de la cathédrale

Ostrow Tumski, île éloignée des bruits de la ville, est la terra sancta de Wroclaw. Pour y parvenir, il faut traverser le pont Tumski qui constituait la frontière au-delà de laquelle était en vigueur à l’époque la juridiction ecclésiastique. Les représentants du pouvoir laïque, y compris les princes, étaient tenus de se découvrir aussitôt après avoir traversé le pont. S’y trouvent des églises monumentales, la magnifique cathédrale gothique, les maisons des chanoines et le palais épiscopal. Du point de vue de la tour nord de la cathédrale, déjà évoqué ci-dessus, on peut admirer les tours élancées des églises, de même que les eaux bleuâtres de l’Oder coulant entre les îles.
Lorsqu’à la tombée de la nuit s’allument les réverbères à gaz et les projecteurs qui illuminent les plus beaux éléments architecturaux, Ostrow Tumski revêt un aspect féerique.

La Halle populaire éveillera la curiosité des amateurs de modernisme : c’était le plus grand édifice en béton armé du monde au moment de son inauguration en 1913. On y organise maintenant des foires, des expositions, des concerts et des manifestations sportives. C’est là surtout qu’ont lieu les matches de la meilleure équipe polonaise de basket du club Slask Wroclaw, qui remporta seize fois déjà le championnat de Pologne.

Wroclaw est une ville où la culture joue un rôle tout particulier. S’y tient le fameux festival des oratorios et des cantates Wratislavia Cantans - Musique et Beaux-Arts, le Festival international de Musique viennoise, l’Été de Musique d’Orgue de Wroclaw. La ville possède un opéra, un opéra-comique, de nombreux théâtres et des musées. Parmi ces derniers, le plus célèbre est le bâtiment circulaire où est exposé le monumental Panorama de la Bataille de Raclawice, œuvre collective réalisée sous la direction de Jan Styka et Wojciech Kossak, qui représente la bataille remportée à Raclawice sur les Russes par les Polonais, sous le commandement du général Tadeusz Kosciuszko.

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